Deux regards sur le ciel
Satellite ou radar : quelle carte regarder ?
Pour savoir où se trouvent les nuages, l'image satellite est un bon point de départ. Pour suivre des zones de précipitations, ouvrez le radar. Les deux se complètent : changer de couche doit vous aider à répondre à une question précise, sans attribuer à l'une ce que mesure l'autre.
Le satellite replace les nuages dans leur ensemble
L'imagerie satellite observe la Terre depuis l'espace. Selon le canal ou la composition utilisée, elle apporte des informations différentes sur les nuages et l'atmosphère. Elle permet notamment de replacer votre région dans une vaste structure nuageuse, ce qui devient moins évident sur une carte limitée au voisinage immédiat d'une ville.
Une image visible utilise la lumière solaire réfléchie et n'est donc pas exploitable de la même manière la nuit. L'infrarouge renseigne notamment sur les températures vues par l'instrument, y compris celles des sommets nuageux. Les compositions colorées combinent plusieurs informations : leurs couleurs ne doivent pas être interprétées comme celles d'une photographie ordinaire.
Le radar répond à la question des précipitations
Un ciel couvert ne signifie pas qu'il pleut. Pour examiner les précipitations, regardez la couche radar et sa légende. Une zone de nuages sur le satellite et une zone pluvieuse sur le radar peuvent avoir des formes différentes sans qu'il y ait contradiction entre les deux images.
Ne cherchez pas à associer systématiquement la couleur la plus vive du satellite à la pluie la plus forte. Vérifiez d'abord la variable affichée. Une palette peut représenter la température des sommets nuageux, tandis qu'une autre décrit une estimation d'intensité pluvieuse. Lire les deux avec la même règle conduirait à des conclusions erronées.
Comparer avec le même lieu et le même horaire
Pour une comparaison utile, conservez un cadrage similaire et choisissez des heures aussi proches que possible. Si le satellite montre une situation plus ancienne que le radar, le déplacement des nuages peut expliquer une partie de l'écart. Notez également si vous regardez des observations ou des images de prévision : une échéance future n'est pas une photo prise en avance.
Commencez par une question simple : cherchez-vous une éclaircie, une averse qui approche ou le contexte d'un épisode perturbé ? Choisissez la couche adaptée, puis utilisez l'autre pour compléter. En cas d'orage, consultez aussi la détection de foudre et la vigilance officielle. Une belle image animée ne résume pas les risques sur le terrain ; son intérêt dépend surtout de l'heure, de la légende et de la qualité des données disponibles.